Le teint cuivré, les yeux clairs, les cheveux ondulés, ils représentent presque trop bien l'idée que l'on se fait souvent de la beauté exotique et métissée de ces îles lointaines.
Un sourire enfantin, une joie de vivre innée, ils sont curieux de ce qu'ils ne connaissent pas, de cette France lointaine dont ils ne savent que le nom, et qui, pour eux, n'est pas leur pays.
Ils sont curieux de cette fille que je suis, seule et un peu étrange, qui arrive chez eux et ne vient de nulle part.
Ils sont heureux de partager leurs petits endroits secrets, leurs rochers, leurs grottes, leur trou d'eau, dont ils sont, et ils ont raison, si fiers.
Ils, ce sont ces enfants rencontrés sur l'île de Maré, en Nouvelle-Calédonie. Beaux, heureux, curieux, un peu insouciants.
Je n'aime ni les banalités ni les clichés un peu réducteurs de la (relativement) riche occidentale (quoique même en Nouvelle-Calédonie, on me prit pour une Japonaise) s'émerveillant de la douceur et du bonheur apparants des contrées exotiques, mais je trouve tout de même que c'est un joli instantané du bonheur, aussi trompeur qu'il puisse être.
3 commentaires:
La/Le fille/garçon de droite est incontestablement fan de Ronaldinho. Mais il/elle s'est trompé de numéro, c'est le 10 en vrai.
Je crois (de mémoire) que c'était une fille.
Oh, désolé.
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