mercredi 8 avril 2009

Gorod Gorki (traduction officielle)

Nous le cherchâmes longtemps, cet accueillant bar de Nijni Novgorod.
Nous y trouvâmes, une fois à l'intérieur, quelque chanteur usé par la vie et la vodka, mais toujours prompt à pousser la chansonnette, mélancolique.
Nous fûmes heureux.

PS : C'est quoi, cette pose débile (je ne parle pas de moi) ?

La minute de poésie


Croire au Bouddha
À la vérité bleue
Des épis de blé

Le Château dans le Ciel


Himeji-jo, près de Kobe.
"Tout le monde est d'accord : c'est la merveille des merveilles parmi les châteaux féodaux ayant subsisté". (source : Lonely Planet)

C'est fou ce qu'on s'marre.


Sur les bords de la Neva, tout devient possible.
Je ris, et N. esquisse un léger sourire.
Comme quoi, tout arrive.

lundi 11 août 2008

Solitude tropicale



"Tout ici déracine l'être de lui-même ;
le silence profond, la solitude

où la pensée frappe de ses ailes les sommets
tourmentés des montagnes ;
tout cela vous emporte loin, bien loin de votre existence."
Louise Michel

Promenade en pousse-pousse...


...Allez où vous voulez.

Les personnes de qualité (nombreuses ici) auront reconnu une référence au jeu des Mystères de Pékin, qui ont égayé bien des mercredis après-midis.

Le Palais d'été, brumeux


C'est l'incertitude qui nous charme.
Tout devient merveilleux dans la brume.
Oscar Wilde

La classe russe


Ekaterinebourg, hôtel Sverdlosk.
Robes et casquette achetées au marché de Kazan - dans un style classiquement russe.
Nous venons de jouer aux machines à sous, et nous avons failli gagner des millions (milliards?) de roubles. Ce qui nous autorise à flamber légèrement.

Je trouve d'ailleurs que l'on se fond assez bien dans le décor.

mardi 8 juillet 2008

Et l'izakaya...

...côté salle.
Derrière moi, le pédégé de Häagen Dazs Japon.
Et ça, c'est quand même la classe.

C'était ma dernière soirée au Japon, inoubliable. Plongée dans le quotidien de ces businessmen qui sortent s'enivrer entre collègues pour oublier qu'ils travaillent 60 heures par semaine.

A découvrir bientôt en France grâce à M. Xavier B.

L'Izakaya...


...Côté cuisine...

dimanche 6 juillet 2008

Hiroshima mon amour


Le dôme de la Bombe A, émouvant symbole de l'explosion de la bombe atomique sur Hiroshima le 6 août 1945.

"Lui : Tu n'as rien vu à Hiroshima. Rien.
Elle : J'ai tout vu. Tout... Ainsi l'hôpital je l'ai vu. J'en suis sûre. L'hôpital existe à Hiroshima. Comment aurais-je pu éviter de le voir ?
Lui : Tu n'as pas vu d'hôpital à Hiroshima. Tu n'as rien vu à Hiroshima...
Elle : Je n'ai rien inventé.
Lui : Tu as tout inventé.
Elle : Rien. De même que dans l'amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier, de même j'ai eu l'illusion devant Hiroshima que jamais je n'oublierai. De même que dans l'amour."

Séoul'es toilettes ?


Hormis par cette blague désormais célébrissime pour tout lecteur attentif de ces pages, comment résumer Séoul ?
Une mégalopole grouillante, des Coréens adorables, une auberge charmante, quelques plats épicés ?

Non.
La pluie. Les flaques. L'envie folle de s'acheter des bottes en caoutchouc à 20 000 wons.

Ah, la douce illusion du bonheur partagé

"Vous allez adorer Kazan", nous avait prévenus quelques jours plus tôt un couple de jeunes Français (Thibaud et Laeticia).
Effectivement, on a (presque) l'air heureux sur cette photo.
3 minutes plus tard, nous nous faisions expulser de l'enceinte du Kremlin par une sorte de soldat russe, pour consommation d'alcool.
C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité.

jeudi 3 juillet 2008

Le Bleu


L'eau de mer sous le petit pont de Mouli, qui relie l'ile principale d'Ouvéa à l'île minuscule de Mouli, à l'extrême sud d'Ouvéa.

Cette photo a été réalisée sans trucage.

Oh, Matsushima !


Un second Nihon Sankei, trois plus beaux paysages du Japon.
La Baie de Matshushima, qui laissa, parait-il, Bashô sans voix :

« Matsushima
Ah, Matsushima oh, Matsushima
Ah, Matsushima ! »

Cheap Japan


Une chambre individuelle (et traditionnelle) chez l'habitant = 20€
Un bol de ramen dans un petit resto de quartier = 3€
Un ticket de métro = 1,50€

Bon, OK, la grappe de raisin coûte 15€ et le loyer d'un 15m² au coeur de Tokyo coûte 1500€.

Mais je vous assure, le Japon n'est pas si cher !

Ah, les fameuses steppes mongoles


Ca fait rêver, non ?
Et bien oui.

jeudi 5 juin 2008

Sous les cocotiers


Retour à Maré.
Même les vaches rêvent.

Ne nous quitte pas


Euh...
J'aurais peut-être dû te pousser, en fait.

Monsieur N.


On a bien failli ne jamais le trouver, le Napoléon Hostel. C'eut été dommage.

En vertu du principe de division du travail, la réservation de nos hébergements moscovites avait été confiée à N. Ce qui se révéla, comme souvent, une grave erreur.
2 nuits, 2 lieux différents. Napoléon, puis Nikita.

N. ayant omis de noter le nom et l'adresse de la première auberge, nous dûmes, en arrivant à Moscou après une nuit de train sur un siège dur depuis Saint Pétersbourg, trouver un cybercafé afin de retrouver la confirmation de réservation. Evidemment, il pleuvait des cordes.

Le lendemain, rebelotte. Une vraie galère pour trouver l'appartement de Nikita, que l'on imaginait grand-mère et qui se révéla jeune drogué.

Sacré N.

Haiku de coeur


Gouttes de pluie
Le jardin Impérial
L'ombrelle est rêveuse

dimanche 1 juin 2008

Nouvel aparté


Après Kiki Beach en Nouvelle Calédonie (cf plus bas), Kiki Desert en Argentine.
C'est épuisant d'avoir des fans partout dans le monde.

En-Cas mongol


Fromage frais de jument délicatement affiné sur capot, accompagné de lait de jument fermenté salé.
Tel a été notre goûter, chez ces nomades mongols qui nous accueillirent dans leur yourte.

Water proof

A ceux qui, par jalousie, défiance, envie, désintérêt, perte de mémoire ou vengeance ne m'ont pas crue : voilà la preuve que j'y suis bien allée, en Nouvelle Calédonie. Eh oui !

PS : Oui, JE SAIS, j'ai une tête (assez) étrange.

Cherchez l'intrus


Nous sommes sur la Grande Muraille.
Un soleil de plomb.
Je découpe mon jean pour m'en faire un short et m'alléger ainsi de quelques grammes de tissus et de beaucoup de souffrance.

PS : j'adore manier le zeugma.

lundi 19 mai 2008

Haiku de chaleur


Etouffant de chaleur
Le trouble au coeur
J'écoute les coups de tonnerre

mardi 13 mai 2008

On ira tous au paradis...


Parce que ça ne peut pas faire de mal, un petit tour sur la plage d'Ouvéa.

Surtout quand on passe actuellement ses journées :
- enfermé(e) dans un bureau ;
- enfermé (e) dans un bureau devant un ordinateur à écrire des powerpoints complètement inutiles ;
- enfermé (e) dans un bureau à écrire des fiches sur la crise des subprimes et Michel Foucault ;

Les personnes concernées - nombreuses- se reconnaîtront, évidemment.

Et voilà mon secret.


Oui, le secret de ma célèbre zenitude.
Un jardin zen.
Une grosse pierre, des petits cailloux, un râteau.
La sérénité, enfin.

Le bon camembert de Normandie (AOC) - bis

Après.

Le bon camembert de Normandie (AOC)


Avant.

La révolution !


En ces périodes de commémorations pseudo-révolutionnaires, je tiens à réfuter d'emblée toute réflexion qui pourrait venir à l'esprit de certains individus mal-pensants (et Dieu sait qu'ils sont nombreux) à la vue de ce portrait, situé sur la bien-nommée porte de la Paix Céleste, sur la place Tiananmen : non, je ne suis pas maoïste, non Olivier Besancenot n'est pas maoïste, oui la révolution culturelle a fait des millions de morts.

Ce qui n'empêche pas de trouver à chaque coin de rue des étalages de bibelots à l'effigie de Mao : du briquet au drapeau, du t-shirt à la petite culotte, du pin's à la figurine en plastique. Et évidemment le petit livre rouge.

Question subsidiaire : comment s'appelle l'homme à chemise blanche situé au balcon ?

Qui n'a pas rêvé d'aller à Oulan Bator ?


"Capitale d'un pays splendide, Oulan Bator manque cruellement de charme avec ses innombrables barres d'immeubles soviétiques et ses usines polluantes."

Ce qui est surtout cruel, c'est que nous avons été obligés d'y rester 5 jours, au lieu de gambader gaiement dans les steppes.

La faute à qui ?

mercredi 26 mars 2008

Lonely ?

Ah, le Lonely Planet...
Que serait un voyage sans ce guide mythique, biblique, unique ?

On y trouve par exemple le numéro de téléphone de l'Ambassade de France à Oulan Bator. Oui, ça peut servir, parfois. Surtout quand on perd son passeport en plein désert mongol. Oui, ça peut arriver.

On y lit et relit les rudiments historiques et culturels des pays concernés, rudiments que nous sommes évidemment censés connaître depuis le CM2 et les cours d'histoire de Monsieur Coché (mon maître en CM1 et CM2, un barbu), mais comme le temps passe et qu'on a depuis suivi des cours beaucoup plus intéressants (notamment à l'Université Paris-D., mais je vous passerai les détails), comme le temps passe, donc, et bien on a tout oublié et on apprend avec étonnement à la page 40 du guide Japon qu'une tentative mongole d'invasion dudit pays a été repoussée, en 1281.

Mais les pages les plus intéressantes restent évidemment celles consacrées à la cuisine locale.

Ah, le Lonely Planet...
On se met à lui parler, le serrer contre soi, le chercher des yeux dès qu'on ne le voit plus.
On se met à l'appeler par des petits surnoms affectueux.

Oui, avec un guide Lonely Planet, on n'est jamais seul.

dimanche 23 mars 2008

Aparté sans intérêt (bis)

Eh oui.
M. aussi, sur la Neva ou ailleurs, est alcoolique.
(Et en plus, ça la fait rire).

Pourquoi profiter du paysage...


... quand on peut tranquillement se reposer à l'arrière d'un van ?
La steppe mongole se déroule à n'en plus finir, sous un soleil de plomb.
Nous roulons depuis de longues heures au milieu d'un désert de cailloux et d'herbes sèches.
Et ils s'endormirent, paisiblement.

Bon appétit


C'est beau, c'est bon, c'est gras et c'est russe...
Non, je ne parle pas de M., mais de ces délicieux petits pirojkis, petits chaussons fourrés au chou ou à la viande, achetés quelques roubles à une babouchka sur un quai lors d'un arrêt dans une gare sibérienne.
Rappelons que l'une de nos principales occupations lors de nos très longs trajets en train fut, malgré nos quelques soucis digestifs, de manger.

Ca vous choque ?

Samcheok (prononcer "ça-m'-choque"), sur la côte est de la Corée du Sud.

Question : Pourquoi prends-je cet air de dégoût (et M. cet air faussement intéressé) ?

a) Parce que c'est N. qui prend la photo
b) Parce que N. vient de faire une blague relative au nom de la ville dans laquelle nous nous trouvons et que nous ne l'avons pas comprise
c) Parce que nous venons de nous prendre un rouleau de 6 mètres sur la tête, qui nous a projetées violemment par terre et que nous avons donc du sable plein le maillot

L'Eurasie

L'Europe et l'Asie. L'Occident et l'Orient.
Un peu ici, un peu ailleurs.
Non, je ne parle pas de moi.
Mais de cette chaîne de montagnes qui sépare ces deux continents : l'Oural.

Et la sensation, enfin, de respirer et de contempler la Nature, au coeur de la Russie.

3, 2, 1... boycottez ?

Nous sommes à 342 jours, 8 heures, 1 minute et 28 secondes de l'ouverture des Jeux Olympiques (quelle émotion!).
Juste derrière ce panneau se situe le Musée d'Histoire de la ville de Pékin.
Officiellement fermé pour travaux, il ne rouvrira qu'après les Jeux Olympiques.
Pour éviter aux millions de visiteurs alors présents de se confronter à la très officielle version de l'Histoire relatée ici ?

Japonaise, moi ?


Oui ?
Non ?
Peut-être ?

lundi 10 mars 2008

Le ciel, le soleil, la mer et les falaises


Je passe la nuit chez Francine, charmante kanak de Maré qui accueille sous quelques tentes les rares touristes qui arrivent jusqu'à elle.
Elle me prépare mon diner, cuisiné au feu de bois. Des crevettes fraîchement pêchées par son mari, quelques ignames récoltés derrière leur modeste maison et bouillis dans du lait de coco.
Un pudding mijoté dans une cocotte pendant des heures...

Je digère en observant curieusement le ciel étoilé, en rêvant, allongée sous cette immense toile pailletée.
A la recherche de l'étoile filante que je ne trouverai pas...

Le lendemain matin, direction les falaises de Shabadran. Une journée entière de randonnée sur ces falaises coraliennes, noires, acérées. Où s'écrasent violemment les vagues, dans un vacarme assourdissant.

On est loin de la carte postale calédonienne traditionnelle, mais la beauté agit, encore et toujours.

Le ciel, le soleil et la mer...(ou presque)


Une journée puis une nuit de train entre Kransoïarsk et Irkoutsk.
Une journée chaotique de minibus.
Quelques minutes de bateau.
Une panne de moteur, quelques problèmes digestifs (oui, encore).
Nous arrivons, enfin, sur l'île d'Olkhon, sur le mystérieux Lac Baïkal.

Une île, qui après avoir été privée d'électricité pendant plusieurs décennies, a redécouvert la lumière en 2005.
Une île, considérée comme l'un des cinq pôles mondiaux de l'énergie chamane.

Une invitation à la médiation, donc.
A la contemplation de la beauté sereine du lac, immense étendue d'eau plane, presque zen.

dimanche 9 mars 2008

Eh oui, encore.


Encore un coucher de soleil.
Sur la baie de Tokyo.
Parce qu'un coucher de soleil, à Paris, Krasnoiarsk ou Tokyo, c'est toujours émouvant.
Parce qu'on ne peut s'empêcher, lorsqu'on le sent arriver, de l'attendre, de le guetter, et de le contempler, l'oeil émerveillé.

Emportée par la foule tokyoïte


Une foule dense, à vous faire regretter la ligne 1 du métro un vendredi soir à Châtelet-les-Halles.

Une foule disciplinée, qui attend patiemment que le petit bonhomme passe au vert, même si aucun véhicule n'est en vue sur la chaussée.

Une foule polie, qui s'excuse de vous écraser le petit doigt de pied, et qui vous fait vous rappeler qu'à Châtelet-les-Halles, quand on vous écrase le gros doigt de pied, personne ne s'excuse.

Une foule, aussi, bruyante, grouillante, oppressante, qui fatigue, fatigue, fatigue...

vendredi 7 mars 2008

Où est N. ?

Attention, malgré l'être barbu au premier plan, il n'y a peut-être pas de piège.

PS : Nous sommes dans le bus qui nous conduit vers la Muraille de Chine.
Capacité du bus : 35 personnes.
Voyageurs présents : pas loin de 50...
Ce que vous ne voyez pas, c'est que M. et moi sommes toutes les deux coincées entre le chauffeur et le passager avant.

jeudi 6 mars 2008

Où suis-je ?


Attention, il y a peut-être un piège.




Coucher de soleil sibérien

Krasnoiarsk, kilomètre 4096.

La ville, si triste, si bétonnée, presque larmoyante, tout à coup rayonne, à l'heure où habituellement elle s'enfonce dans une obscurité presque dramatique.
Le soleil parvient à percer l'épaisse couche nuageuse, mélange de vapeur et de particules polluantes, dues aux immenses cheminées qui bordent la ville.
Pour quelques minutes à peine, Krasnoiarsk s'illuminait.

mardi 19 février 2008

Osons


Oui, j'ose enfin m'exposer au grand jour.
J'ose enfin me mettre à nu.
Me mettre pieds nus.

Le vernis est un peu écaillé, les orteils sont un peu fatigués, la photo n'est pas très cadrée. C'était un bain de pieds, dans la Mer du Japon.

"Il m'est égal de lire que les sables des plages sont chauds, je veux que mes pieds nus le sentent." André Gide, Les Nourritures Terrestres

Oh my hot



Objet : piment rouge
Nom de code : le Rouge, avec un grand R
Particularité : extrêmement fort
Problème : présent dans chaque plat

Kimchi, bibimbap, gimbap ou autre bulgogi : la cuisine coréenne est réputée et reconnue pour sa qualité et sa variété, nous n'en doutons pas. En revanche, ce que nous remettons en cause, ce que nos frêles palais européens remettent en cause, c'est cette habitude quasi obsessionnelle de réhausser chaque plat de cet ingrédient certes goûtu, mais uniquement à petite dose.

mercredi 13 février 2008

Oh my god


"Pureté et impureté sont personnelles, nul ne peut purifier autrui."
Bouddha

Pour mémoire, je rappelle que :
- ce Bouddha se situe à Nara, près de Kyoto, mesure 16 mètres et pèse 437 tonnes,
- le bouddhisme pose pour principe essentiel le détachement du monde matériel,
- malgré mon détachement du monde matériel, je ne suis pas bouddhiste.