
Ah, le Lonely Planet...
Que serait un voyage sans ce guide mythique, biblique, unique ?
On y trouve par exemple le numéro de téléphone de l'Ambassade de France à Oulan Bator. Oui, ça peut servir, parfois. Surtout quand on perd son passeport en plein désert mongol. Oui, ça peut arriver.
On y lit et relit les rudiments historiques et culturels des pays concernés, rudiments que nous sommes évidemment censés connaître depuis le CM2 et les cours d'histoire de Monsieur Coché (mon maître en CM1 et CM2, un barbu), mais comme le temps passe et qu'on a depuis suivi des cours beaucoup plus intéressants (notamment à l'Université Paris-D., mais je vous passerai les détails), comme le temps passe, donc, et bien on a tout oublié et on apprend avec étonnement à la page 40 du guide Japon qu'une tentative mongole d'invasion dudit pays a été repoussée, en 1281.
Mais les pages les plus intéressantes restent évidemment celles consacrées à la cuisine locale.
Ah, le Lonely Planet...
On se met à lui parler, le serrer contre soi, le chercher des yeux dès qu'on ne le voit plus.
On se met à l'appeler par des petits surnoms affectueux.
Oui, avec un guide Lonely Planet, on n'est jamais seul.